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09/04/2009

à 82 ans , on risque encore de se faire expulser à Levallois-Perret !

C'est la deuxième fois que je la croise chez Paul : elle était Levalloisienne , a quitté la ville quelques années , y est revenue , hésite , se sent bien au café THEO mais le reste de la ville " c'est tellement oppressant , toutes ces constructions sans âme "
L'âme , qu'est-ce qu'ils ont tous ces gens qui cherchent une âme ... la leur ou , peut-être, à défaut, celle d'un lieu dont ils puissent se revétir , parce que raser les murs , même blancs , ça ne réchauffe pas le coeur .
L'âme du café ... elle vient de ses créateurs , des parents de Paul , du père THEO et de sa femme qui ne comprend pas que le maire puisse la chasser de chez elle , au bout de 54 ans de maison, sa maison !
C'est comme si elle allait le chasser à coups de bulldozer de sa mairie et lui, il n'a pas 54 ans de vie au village !
Que vont-ils faire d'une femme de son âge quand ils l'auront enlevée de son appartement , en haut du café ?
La transporter en urgence à l'hopital , la déposer aux Hespérides , la séparer de ses enfants ...
Peut-être qu'au village , on achète les murs et les humains qui sont derrière et on se débarasse de l'ensemble sans états d'âme ?

L'âme du café THEO, elle vient du temps qui est passé...C'est une banquette rouge ,une machine à découper le jambon sur le comptoir , une radio qui passe des airs des valses et des amours d'avant , des tabourets sur lesquels on se perche pour lire le Parisien et refaire les histoires ...un bocal à bonbons que le propriétaire des lieux vide presque distraitement ,des photographies du village bien avant la Balkanite et après son passage , des casiers remplis de bouteilles pour les amateurs de vins avec des noms et des années , une pendule arrêtée parce que les voleurs de temps n'y gagnent rien de plus en fin de course ...et cette tribu inattendue d'anciens et de nouveaux , d'habitués, d'amis , de rêveurs en résistance sous l'étendard de l'utopie .

Le danger est une pile de dossiers sur le bureau du commissaire de police et le pouce du préfet *qui pourrait s'abaisser un jour dont on ne sait les chiffres .
82 ans ne sont pas une protection considérable ...notre présence , notre vigilance, notre indignation ?

Qu'aurait fait Louise en de pareilles circonstances ?

 

* A propos du préfet

Patrick Strzoda, 55 ans, est né à Thann, dans le Haut-Rhin. Père de 3 enfants, il est licencié en droit et en anglais avant d’être diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA –promotion Léonard de Vinci 83/85). Sa carrière débute en 1975 comme fonctionnaire au Ministère de l’Education nationale où il est successivement Conseiller d’administration scolaire et universitaire au Rectorat de Versailles, puis attaché Principal, chef d’une division de personnels.

À l’issue de l’ENA, il intègre la préfecture du Dordogne, à Périgueux, comme directeur de cabinet. En 1987, il est nommé sous-préfet de Saint-Jean de Maurienne, arrondissement de 45.000 administrés. De 1989 à 1992, il se consacre aux Jeux olympiques d’Albertville, comme secrétaire général du Comité d’organisation.

En 1992, il devient secrétaire général de la préfecture de la Drôme, en qualité notamment de sous-préfet à la politique de la Ville.
En 1994, il intègre la sous-préfecture d’Arles et doit notamment faire face à des crises majeures : inondations en Camargues, incendie dans les Alpilles.
Avant d’intégrer la préfecture de la région Rhône-Alpes en 1997, comme Secrétaire Général pour les Affaires Régionales, il assure durant une année la Direction de l’information et de la communication au Ministère de l’Intérieur.
Il est nommé Préfet en 2002, dans les Hautes-Alpes, à Gap, avant d’être nommé à Niort dans les Deux-Sèvres. Il intègre finalement le Conseil général de Savoie en 2005...

Question: le préfet a t'il une âme ?

CHEZ THEO , 22 rue Rivay à LEVALLOIS-PERRET sauvez théo card.jpg

Christophe DELTOMBE , président d'EMMAUS france

08/04/2009

Les nouveaux délinquants ...Paris 13 h place st Michel

Je m'appelle Albert Camus , je m'appelle René Char , je m'appelle Marguerite Duras , je m'appelle Victor Hugo, j'aurais aidé et j'aurais aidé encore un sans-papiers , j'aurais demandé à être poursuivi pour ce délit de solidarité ...
cet après-midi , sous les ailes déployées de St Michel ,ceux qui ont prononcé cette phrase sans prétention autre que l'engagement du coeur avaient des noms plus ou moins ou pas du tout connus , mais surtout des noms comme ça , de hasard , à la place bénie  de ceux qui se cachent parce que la naissance les a posé sur un bout de sol plutôt qu'un autre et qu'ils ont marché vers ce " foutu pays " de la liberté , de l'égalité et de la fraternité .
Sans savoir ou en imaginant échapper au pire, à la dictature, à la misère, en rêvant peut-être d'une vie à construire pour eux-mêmes et ceux qu'ils voudraient protéger ...
Ces gens-là me rassurent .DSCN4572.JPGDSCN4567.JPGDSCN4593.JPGDSCN4594.JPGDSCN4608.JPGDSCN4539.jpg

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