Avertir le modérateur

01/11/2008

pour mémoire

Un candidat sans domicile fixe - Le Parisien
Jean-Marc Restoux, 54 ans, a vécu 27 ans dans la rue entre le Café de Flore et les Deux Magots à Paris (VIe arrrondissement). Il se présente aux Municipales 2008 sur une liste indépendante "Un autre son de cloche".

On ne sait jamais ...

 Début de répertoire à élargir ...

flèche noireLogement et prévention des expulsions, copropriété

- Délégation interministérielle à la Ville (D.I.V.)
194 avenue du Président Wilson
93217 La Plaine Saint Denis Cedex
Tel : 01 49 17 46 46
» www.ville.gouv.fr

- Agence nationale pour l’information sur le logement (A.N.I.L.)
» www.anil.org

- A.D.I.L. 75 Association départementale d’information sur le logement
46 bis Bd Edgar Quinet 75014 Paris
Tel : 01 42 79 50 50
» www.adil75.org

- Fédération du logement de Paris (subventionnée par la Ville de Paris)
62 bd Richard Lenoir 75011 Paris
Tel : 01 47 00 96 20

 - E.S.H. Fondation Abbe Pierre
78-80 rue de la Réunion 75020 Paris
Tel : 01 44 64 04 43


- C.G.L. - Confédération générale du logement
14 rue Frederik - Lemaître 75020 PARIS
 Tel : 01 43 66 49 11


- C.N.L. - Confédération nationale du logement
62 Bd Richard Lenoir 75011 PARIS
Tel : 01 47 00 96 20


- Commission nationale consultative des gens du voyage (C.N.C.G.V.)
14 avenue Duquesne 75007 PARIS
Tel : 01 40 56 86 01


- Comité local pour le logement autonome des jeunes (C.C.L.A.J.) 
73 rue du Javelot 75013 PARIS
Tel : 01 45 84 77 34

Et aussi

-  Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations (A.N.A.E.M.)
44 Rue Bargue 75015 Paris
Tel :  01 53 69 53 70
» www.anaem.social.fr

 
- Ligue des droits de l’Homme (L.D.H.) siège
138 rue Marcadet 75018 Paris
Tel : 01 56 55 51 00


» www.ldh-france.asso.fr (rubrique "Faire respecter ses droits)
- A.P.T.M.  (Association pour l’accompagnement social et administratif des migrants et de leur famille)
239 rue de Bercy 75012 Paris
Tel : 01 44 74 39 10

- Passeport d’attache 
Protection judiciaire de la jeunesse pour jeunes étrangers ou d’origine étrangère jusqu’à 21 ans
16 rue Meslay 75003 Paris
Tel : 01 42 74 47 16

- C.I.M.A.D.E (Comité intermouvement auprès des évacués)
Adresse : 14 rue de Trévise 75009 Paris
Tel : 01 42 37 42  / Fax : 01 42 46 90 72
» www.cimade.org (Rubrique" Ile-de-France")


- Interservice migrant Interprétariat
Adresse : 251 rue du Fbg Saint-Martin 75010 Paris
Tel : 01 53 26 52 82  / Fax : 01 53 26 52 51
» www.ism-interprétariat.com


- G.I.S.T.I. (Groupe d’information et de soutien des immigrés)
Adresse : 3 villa Marcès 75011 Paris
Tel : 01 43 14 84 84  / Fax : 01 43 14 60 69
» www.gisti.org (Rubrique "Permanences juridiques")


- A.R.D.H.I.S. (Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour
Adresse : 3 rue Keller 75011 Paris
Tel : 01 43 57 19 69 


Visuel représentant puce3.gifProtection sociale et droit du séjour pour soins
- C.A.T.R.E.D. (Collectif des accidents du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits)
20 bd Voltaire 75011 Paris
Tel : 01 40 21 38 11 
asso.catred@wanadoo.fr

La pluie ne fait pas de trêve , elle ...Alors , si vous passez par les jardins de la mairie ce midi ou plus tard , si vous apercevez sous les arbres , un des amis de Dédé , stoïque ,s'imprègnant lentement d'humidité , il doit y avoir au coin de la rue un boulanger qui pourrait faire réchauffer une part de quiche ou de pizza ...Le premier novembre , il y a aussi les vivants .

ecce homo

 

DSCN8815.JPG

Quel type d’accompagnement éducatif ou social, voir thérapeutique est-il nécessaire de mettre en place pour aider ces personnes ? Le travail social a-t-il selon vous une mission ou un rôle à jouer pour tenter d’éradiquer ou de réduire le nombre de SDF ?
La problématique centrale, à mon sens, est de savoir jusqu’où il est nécessaire de spécifier les interventions en direction des SDF. La prise en charge des SDF doit-elle être une spécialisation professionnelle particulière, reposant sur des bases juridiques et des institutions spécialisées ? J’en doute fortement. Je pense que la question SDF est un concentré de tous les problèmes sociaux et urbains contemporains. Ce ne sont pas des interventions à la marge qui peuvent apporter la solution au problème. Ce sont plutôt des réformes générales de la protection sociale. Concrètement il s’agit de savoir si quand une personne semble en mauvaise posture à la rue, quelle qu’elle soit, il faut appeler la police, l’hôpital, les pompiers (des services publics, proposés à tout le monde) ou bien s’il faut faire appel à des opérateurs singuliers qui ciblent les SDF (samu social, accueil de jour, etc.). Je ne nie absolument pas leur utilité ni, surtout, leurs qualités. Je remarque seulement que depuis vingt ans on accumule chaque année, généralement dans l’urgence et l’émotion hivernales, des innovations très spécialisées, et qu’on annonce en même temps que les difficultés ne font que s’aggraver. Plutôt qu’un accompagnement spécial, je crois que le travail social, et plus largement toute l’architecture de notre protection sociale, devraient viser une approche universelle des gens plutôt que de s’attacher à découper les difficultés en tranches particulières. Ceci n’est pas qu’un vœu pieu. Un programme de simplification et d’unification de nos interventions sociales est possible.

Peut-on en déduire que notre société mérite ses SDF ? Ou qu’elle en a besoin pour justifier l’assistanat, la charité, ou simplement mieux faire accepter à une certaine population, certaines restrictions d’acquis, de salaires, ou de travail ?
Toute une tradition sociologique insiste sur les fonctions positives de la pauvreté. Les pauvres ont longtemps eu une place et un rôle social relativement spécifiés. La charité à leur endroit permettait de se rapprocher du paradis. Il est vrai également qu’une autre tradition sociologique considère que l’existence de populations miséreuses permet de faire accepter sa situation, un peu moins désastreuse, à une population laborieuse. Je pense que ces schémas conservent une part de validité. Cependant, depuis l’après-guerre, et avec toutes les constructions législatives autour de la lutte contre l’exclusion, il faut souligner que les SDF sont progressivement passés du droit pénal au droit social. Ce ne sont plus des asociaux à repousser, ni seulement des personnes à assister, ce sont aussi des citoyens dotés de droits civils, civiques et sociaux. Naturellement leur situation peut toujours être redoutée, mais je ne crois pas que notre société implicitement s’en satisfasse. Au contraire la France est certainement un des pays où le problème est le plus pris à bras le corps.

Peut-on, dès lors, penser comme certains que l’on choisit d’être SDF ?
Il s’agit d’une image du clochard qui aurait choisi la situation de ne plus avoir de choix. Il s’agit aussi de l’image du pauvre fainéant qui préférerait vivre de l’assistance plutôt que de ses efforts. Si dans certains discours on peut, mais très rarement, entendre des SDF exprimer un choix, il peut s’agir d’une rationalisation a posteriori. Plutôt que de devoir dire combien on est humilié d’être dans cette situation, on préfère la revendiquer. On parle de retournement du stigmate. Dit autrement et clairement, je pense qu’il ne s’agit jamais d’un choix raisonné. Mais je pense aussi qu’il existe toujours des choix, des possibilités d’adaptation, des opportunités, qui nous interdisent de voir les SDF comme des petits zombis désocialisés ou totalement désaffiliés comme insiste toute une littérature. Au contraire, il demeure toujours de la socialisation et des affiliations. Le reconnaître, c’est à la fois utile pour adapter des interventions sociales, c’est aussi accorder du sérieux à l’idée qu’il faut respecter la dignité de chacun et de tous.

http://www.lien-social.com/

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu