Avertir le modérateur

20/07/2008

ma chère Edvige ,

"  Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

 

La Zafira ...je ne conduis pas, je ne reconnais aucune voiture dans la rue hormis les SAAB et les 2CV , alors je ne vais pas critiquer cette pauvre machine dépendante d'une " valise " informatique pour être auscultée et réparée , qui croupit dans un garage-solderie Opel depuis hier...Dans une next vie , j'aurais une 934 Antique Dodge Pick-Up Street Rod ...mais grâce à l'affiche des " pieds fleuris " où notre bon maire et son équipe nous souhaitent un bel été , nous sommes restés Zen et rentrés à L.P .

J'ai rêvé d'Isabelle ( chacun son tour ) Elle était assise à l'angle de la rue Henri Barbusse et elle attendait , toute seule , mais il n'y avait presque personne ...une de ses collaboratrices venait me saluer , insistante ...Je crois que je ramassais du bois et je n'avais pas trop de temps ...mais ce n'est pas elle qui propose de décorer de la légion d'honneur les collectionneurs de timbres .

Café ? oui , à plus tard !

19/07/2008

Du rififi dans les écuries ?

 
Source : LE MONDE
Chronologie

1er juin 2007. Patrick Devedjian est élu président du conseil général des Hauts-de-Seine.
Maire d'Antony de 1983 à 2002, il succède à Nicolas Sarkozy, qui fut à la tête du département de 2004 à 2007
et à Charles Pasqua, président de 1973 à 1976, puis de 1988 à 2004.

20 mars 2008.
M. Devedjian est réélu à la tête du conseil général. Premier vice-président (app. UMP),
Alain Bernard Boulanger renonce à se présenter contre lui à la demande de M. Sarkozy.

31 mars.
M. Devedjian a diminué de 4 millions d'euros la subvention versée par le département
au pôle universitaire Léonard-de-Vinci, créé en 1995 par le conseil général, auquel le département
verse 14 millions d'euros par an.

16 juin.
Jean Sarkozy, conseiller général du canton-sud depuis mars, est élu président
du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général.
M. Devedjian avait envisagé de soutenir la candidature d'Hervé Marseille (Nouveau Centre).

Patrick Devedjian entend "nettoyer les écuries d'Augias" et en finir avec l'image d'un département "malhonnête".
En tant qu'ex-patron du conseil général, comment réagissez-vous ?

M. Devedjian est impétueux et parfois abrupt dans ses jugements. Il faut qu'il reprenne ses esprits.
Je souhaite pour les Hauts-de-Seine qu'il assume calmement ses fonctions et qu'il explique à sa majorité
que ses mots ont dépassé sa pensée.
Dans le cas contraire, il vaut mieux qu'il fasse autre chose car la situation va rapidement devenir intenable.

Il évoque le cas d'entreprises payées en liquide par la SEM coopération, que vous avez créée
pour développer des opérations de développement en Afrique.

C'est totalement faux. Pour l'instant, il se garde de donner des faits précis ou de citer des noms.
En revanche, il jette la suspicion sur tout le monde. Il faut qu'il fasse attention.
A la minute même où il citera nommément des élus ou des personnels du conseil général, on s'expliquera devant les tribunaux.
C'est clair !

M. Devedjian affirme que vous êtes un de ses opposants.

Je n'ai jamais été contre M. Devedjian. J'ai fait la campagne de Jean Sarkozy pour la présidence du groupe UMP.
Je me suis borné à dire que le conseil gén
éral avait besoin d'un coup de jeune et la majorité de dynamisme et d'unité.
Jean Sarkozy était le mieux à même de l'assurer.

J'avais pour M. Devedjian de l'estime. Par le passé, c'est moi qui ai fait en sorte qu'il se présente à la mairie d'Antony,
puis qu'il soit député des Hauts-de-Seine. Il me doit tout. Aujourd'hui, il considère qu'il est attaqué par l'humanité tout entière.
En tout cas de moi, il n'a rien à craindre !
Je ne suis plus candidat à rien. Il doit seulement s'attendre à ce que je rende les coups qu'il me porte.

Ne lui en voulez-vous pas d'avoir baissé les crédits de la "fac Pasqua" ?

Je lui ai proposé un échéancier précis de diminution des subventions.
Le département a fait l'effort de construire et de financer cette université départementale.
Maintenant qu'elle est reconnue, il est normal que progressivement la participation financière du conseil général diminue.

M. Devedjian affirme qu'en voulant lutter contre "la corruption", il dérange certains élus UMP.

Il dérange parce qu'il est incompréhensible et incohérent. Il a eu la chance de succéder à Nicolas Sarkozy et à moi-même.
Il est à la tête d'un des départements les plus importants de France. Il a hérité d'une situation en or. N'importe qui aurait dit :
Ça va marcher comme sur des roulettes .

Mais il a malheureusement une espèce de tempérament destructeur qui l'amène à dénoncer tout ce qui a été fait avant lui.
Il a baissé les crédits du logement de l'action sociale sans se donner la peine d'étudier les objectifs et les résultats de ces politiques.
Je comprends qu'il veuille imprimer sa marque.
Mais son problème, c'est qu'il est à la recherche d'une posture et qu'il ne l'a pas encore trouvée.

Sa politique remet-elle en question les orientations qu'avait fixées M. Sarkozy pour le département ?

S'il met en cause la gestion de ses prédécesseurs, cela retombe aussi sur M. Sarkozy, en tant qu'ancien président du département.
Dans cette mesure, ce que fait M. Devedjian est de nature à nuire aux intérêts du président de la République. C'est clair!

Mais que cherche-t-il au juste ? Il y a plusieurs hypothèses. Il assure qu'il n'a pas d'ambition pour l'avenir.
Si l'on analyse ses propos d'un point de vue freudien, cela veut dire qu'il en a ! Il peut vouloir se positionner pour 2012.
J'en connais beaucoup qui n'ont qu'une seule envie, c'est de savonner la planche sur laquelle est installé M. Sarkozy. En fait-il partie ?

Quelle pourrait être l'attitude de la droite départementale ?

M. Devedjian devrait être protégé encore pendant une année par M. Sarkozy.
A moins que d'ici là, les conseillers généraux ne décident de le mettre en minorité au moment du budget.
C'est un scénario qu'il vaudrait mieux éviter.

Propos recueillis par Béatrice Jérôme
 
 
Reprenons :
Rajeunir donc remplacer par des vingtenaires :
Patrick Devedjian né en août 44
Patrick Balkany né en août 48
Isabelle Balkany née en septembre 47
Xavier Darcos né en juillet 47
Jean-Claude Caron né en avril 35
Charles Ceccaldi-Raynaud né en juin 25
Daniel Courtes né en juillet 46
Marie-France De Rose née en avril 43
Danièle Dussaussois née en février 47  
ETC ...parce qu'il y en a beaucoup d'autres mais parfois je me lasse !
Le truc c'est que :
Les députés ont voté un amendement qui supprime progressivement la dispense de recherche d'emploi
pour les chômeurs de plus de 57 ans, jusqu'à la supprimer définitivement en 2012.
Cette mesure fait partie du plan gouvernemental pour l'emploi des seniors.
Que va-t'on faire de tous ces gens-là ?
Et s'ils partent à la retraite , pourquoi les remplacer puisqu'il faut économiser ?
 
Point de vue Freudien ??? 
 
 Image:Théorie de Freud.svg
 
 La solution ?
 St BARTH ...de longues vacances et pourquoi pas , là-bas , créer un genre de club ou une secte ? 
 ça peut rapporter gros !  
 

18/07/2008

" le bel été " vous voulez un parolier , madame la Présidente ?

 
Beslan, 4 ans, était en rétention à Lyon du 16 janvier au 12 février 2008,
avec sa petite soeur de 2 ans et ses parents.
 
Les cages de la République





Beslan a 4 ans. Beslan est arrivé en France en 2006 avec ses parents et sa petite sœur. Malgré les refus successifs de l’OFPRA de leur accorder l’asile qui les mettrait à l’abri de la répression russe en Tchétchénie, ils sont restés dans notre pays. Ils avaient foi en l’Europe démocratique et en la Patrie des Droits de l’Homme. Après une courte tentative infructueuse de refuge en Belgique, ils sont revenus et ont été arrêtés en France, puis enfermés (pardon, retenus !!) au centre de rétention administrative de la zone aéroportuaire Saint-Exupéry (Lyon).

Comme tous les petits garçons de son âge, Beslan a besoin pour grandir de développer ses rapports aux autres et aux objets qui l’entourent. Pour accompagner cette découverte de la réalité de l’espace et de l’humanité du temps, notre époque dite moderne et innovante n’a pas encore trouvé mieux que l’école maternelle de la République et quelques outils simples (feuilles de papier, crayons de couleurs, peintures, cubes, aquarium, bouts de ficelles). Dans le CRA de Saint-Ex, enclos grillagé au milieu d’une zone technique à deux pas du tarmac qui attend les expulsés (pardon, les reconduits !!), c’est la classe maternelle qui manquait le plus à Beslan, dont on l’avait privé en obligeant ses parents à l’errance hexagonale.

A défaut de structure scolaire, des lots de feuilles et de couleurs permettaient à Beslan d’occuper par le dessin l’aridité de ses journées dans la morne cellule vidéosurveillée où ils étaient confinés « en famille ». A défaut de petits copains de maternelle, Beslan dessinait ses rêves de petit garçon. Pas le rêve au sens d’une projection de ses désirs. Plutôt de ces rêves nocturnes faits de vide ou d’étouffement, grilles de lecture d’un quotidien qui nous dépasse.
Grille. C’est malheureusement le mot. De tous les dessins de Beslan accumulés pendant les 27 jours de rétention de la petite famille, il en est un qui bouleverse et révulse. Deux adultes et deux enfants dans une cage. Grisaille. Dans un angle de la grille, une caméra. Noire. Hors de la cage, en haut à droite, un soleil. Orange sanguine. Sous la cage, une bande verte. Comme une envie de pelouse. Nul besoin de commentaire composé. Le dessin parle de lui-même. Noirceur du nid-cage. Lumières colorées d’une terre d’accueil.

La caméra est omniprésente. Dans le dessin comme dans la « vraie » vie offerte à ces enfants par MM Sarkozy et Hortefeux sous tant de regards détournés. La caméra, reflet du temps de l’indiscrétion numérique, outil de surveillance et de médiation obligée avec les gardiens. Une caméra entre Beslan et le soleil.

Dans ces centres insipides et ternes, on perd facilement tout espoir et envies. Enfin pas tout à fait. Certaines envies ne vous oublient pas. Pendant leurs sorties quotidiennes à l’air « libre » d’une cour grillagée, le Papa de Beslan devait approcher de la caméra une feuille tracée d’un malhabile « TOILET » lorsqu’un enfant était pris de ces besoins pressants qu’on leur apprend à maîtriser. Une caméra les avait en permanence à l’œil électronique. La caméra entre Beslan et le soleil.

Le dessin bouleverse par la révélation des images qui peuvent hanter un si petit Beslan. Mais le dessin révulse surtout par l’inhumanité révélée de ceux qui, cyniques et arrogants sous couvert de bonne conscience imbécile, nous entraînent petit à petit dans le chaos en détricotant tranquillement des décennies de laborieuses conquêtes morales. L’institutionnalisation de la plus petite parcelle d’inhumanité est le début de la pire des barbaries. L’inhumanité qu’on formalise par des décrets qu’on oblige ensuite des fonctionnaires à appliquer. Pendant ce temps, l’Europe aseptisée légifère et interdit la fessée.
Mettre un enfant en cage est inhumain.

La famille de Beslan est toujours sans papiers. Malgré le réseau de solidarité qui les protège et leur a trouvé une école, ils vivent dans la terreur permanente d’être repris. De retourner dans une cage de MM Sarkozy et Hortefeux.
Mettre un enfant en cage est inhumain.
Beslan a 4 ans.

Philippe Vuaillat / Juin 2008

Cet été sera le premier passé à l’Elysée par Carla Sarkozy, femme de gauche d’un président très à droite, qui rêve de pulvériser des records d’expulsion en masse d’étrangers sans papiers. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, africains, latinos, asiatiques, est-européens, malades, demandeurs d’asile, femmes en danger, tout est bon à sa fringale expulsionniste. En 2007, presque 40 000 personnes sont passées par les prisons administratives pour étrangers, dont 240 enfants, certains tout petits. Beslan le petit garçon de 4 ans, auteur du dessin de la carte postale que nous dédions à Madame Sarkozy, a été enfermé à Lyon en janvier et février 2008 avec ses parents et sa petite sœur. Son séjour à la prison pour étrangers St-Exupéry a inspiré le dessin suivant au Petit Prince martyrisé par la république sarkozienne.

C’est un fait, terrifiant : ce dessin n’est pas celui d’un enfant traumatisé lors de guerres du passé, ni dans un des conflits qui déchirent aujourd’hui des contrées lointaines. Il est celui d’un enfant de 4 ans enfermé en janvier 2008 dans une prison administrative française, gardée par la police française, sur instruction précise et chiffrée de préfets, de ministres et d’un président de la république française.

Nous ne voulons pas croire que de tels faits laisseront indifférente Madame Sarkozy, femme qui se dit épidermiquement de gauche, mère d’un enfant un peu plus âgé que Beslan. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le jugent utile à adresser cette carte postale à Madame Sarkozy avec quelques mots de commentaire au palais de l’Elysée (dispense de timbrage).

Cet été, envoyez des cartes postales au président de la Républiqu


Une carte postale, ce n’est pas beaucoup de place pour écrire, donc pas beaucoup de temps à rédiger.

Rappel : l’envoi de courrier au président de la république est gratuit  !

Quelques suggestions de phrases percutantes (mais polies !)  :


- 25 000 expulsions, combien d’arrestations au faciès ?

- Un pays, c’est toutes celles et tous ceux qui y vivent, avec ou sans papiers

- La place des enfants n’est pas en prison

- Laissez les grandir ici !

mais on fait confiance à votre imagination !

http://www.educationsansfrontieres.org/ 

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu