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17/02/2008

la presse : Thierry MASURE AFP - Dimanche 17 février, 15h06

LEVALLOIS-PERRET (AFP) -
Ségolène Royal
s'est faite dimanche l'avocate de la "morale républicaine" lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), où elle a été escortée par des militants socialistes mais aussi de nombreux partisans du maire, Patrick Balkany.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle s'est cependant gardée de toute attaque frontale contre ce proche du président Nicolas Sarkozy, en parcourant pendant trois quarts d'heure le marché et les rues du centre-ville.

"Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire? C'est curieux, la résurgence d'un vocabulaire d'un autre âge!", s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres".

Selon Mme Royal, cette visite se voulait "un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire". "Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat" socialiste, Thierry David, 47 ans, a-t-elle fini par lâcher.

La présidente du Poitou-Charentes s'est aussi autorisée à critiquer l'attribution, le 31 janvier dernier, du grade de chevalier de la Légion d'honneur à Isabelle Balkany, épouse du maire et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine. "La Légion d'honneur n'a jamais servi à récompenser les amis politiques qui n'ont rien fait de particulier au service de la nation", a-t-elle déclaré.

"Il y a un vrai combat à mener en termes de vigilance républicaine ici, le maire actuel cède au clientélisme et ça endette terriblement cette ville", a renchéri M. David.

M. Balkany avait été condamné en 1996 à 15 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité pour avoir affecté trois agents municipaux de Levallois-Perret à son usage personnel, selon la justice.

Pour la venue de Mme Royal, le maire sortant avait mobilisé plusieurs dizaines de militants UMP, portant des tee-shirts bleus avec, en lettres blanches, "Patrick Balkany - Levallois, c'est vous!".

Ils sont restés collés aux basques de la responsable socialiste. "Ségolène, la sortie!", ont-ils scandé alors que Mme Royal regagnait sa voiture. "Balkany, à Neuilly, Balkany, en prison!", ont riposté les militants PS, vêtus de tee-shirts rouges.

"C'est bien de venir ici, dans cette terre d'horreur", a lancé à Mme Royal une passante d'âge respectable, qui portait au revers un autocollant marqué "AntiSarko".

Histoire de montrer qu'il entendait bien rester maître chez lui, M. Balkany, fort du soutien de ses troupes, est allé à la rencontre de Mme Royal, échangeant quelques mots avec elle. "L'enjeu, ce n'est pas Levallois-Perret. Elle est là pour les caméras de télévision, c'est tout!", a-t-il déclaré à la presse.

Poursuivant ses visites de soutien aux candidats socialistes, Mme Royal devait ensuite se rendre à Pontoise (Val d'Oise), une ville également détenue par la droite, avec le candidat PS Didier Peyrat.

pas encore de photographies de la soirée de soutien ...CHEZ THEO

Mais hier soir , dans ce " petit zinc " , ce vieux " bistrot " , les principaux représentants de l'opposition à la politique " bulldozer " du maire étaient réunis et d'autres qui ne sont pas militants de tel ou tel parti mais qui voteront " pour sauver THEO " ...

  • Dans les années 1880 : aux États-Unis, un « bull-dose », ou dose pour un taureau, était une large et efficace dose de médicament ou de mesures punitives.
  • 1886 : le mot « bulldozer » désignait un pistolet de large calibre et la personne qui le portait.
  • Fin du XIXe siècle : « bulldozing » voulait dire le fait d'utiliser la force extrême afin de repousser n'importe quel obstacle.
  • Plus tard : le mot s'applique au véhicule.  ( source Wikipedia )

 

" Alors, sauver Théo, c’est peut-être une utopie, un rêve, mais qu’est ce que la vie sans rêve, sans bouée, sans ancrage. ?" E.Dupuis

ROBERT CHEZ THEO

Au hasard de la vie…ou peut-être après une mauvaise rencontre…

En tout cas voilà. C’est ainsi qu’un jour on se retrouve « Chez Théo ». C'est un petit, tout petit bistrot, à Levallois Perret, un petit zinc, avec des papis édentés.

On se dit, ça va être glauque, tristounet et éteint, mais bon, pour prendre un café… Surtout pour éviter les mauvaises rencontres, ces gens que l’on fréquente toute la journée au boulot, mais pas qu’au boulot, et qui ne pensent qu’à consommer ou paraître. Eh bien, bizarre, tout d’un coup, on se retrouve dans un autre monde. Celui où on discute le coup, où on tape le carton, où le temps n’existe plus, même si on sent qu’il ne faut surtout pas qu’il s’échappe.

Qu’est ce que c’est que ce monde là ? Il nous dit bien quelque chose. Oui, on a déjà vu ça quelque part...
Ce vieil endroit coincé entre deux immeubles de « standing », aux façades-faux marbre, ces immeubles "à la Balkany", qui défigurent la ville et se propagent un peu partout.

Et puis un endroit comme ça sans Robert, ça ne serait pas pareil. Pas de vieux bistrot sans son Robert : l’habitué cultivé qui connaît tout de la ville d’avant, de la vie d’avant.

Alors, il faut sauver Théo, sur le point d’être démoli pour faire place à une dizaine de logements sociaux. Mais qu’est ce que c’est que cette vieille bicoque sans intérêt qui n’a rien à faire là, ne serait ce que pour rappeler que cet endroit nous ramène bien loin en arrière …

Alors, sauver Théo, c’est peut-être une utopie, un rêve, mais qu’est ce que la vie sans rêve, sans bouée, sans ancrage.

On détruit pour reconstruire quoi ?

Sans ce passé qui nous éclaire le chemin à prendre, , pas de rêves , plus de projets , juste le quotidien en aveugle

On ne pourra pas reconstruire les vieux bistrots, comme on ne reconstruit plus à deux.

Faut se faire à l’idée ?

 
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