Avertir le modérateur

16/03/2014

Le printemps de Levallois

levallis-perret,LEVALLOIS,cafe theo,Balkany

C'est drôle et c'est normal ,tout à la fois , le retour des primevères et des fleurs blanches des prunus et cet air qui n'en peut plus depuis deux jours d'être étalé au dessus des toits entre peinture grise et bleu, ce ciel qui voudrait se déchirer pour libérer ses oiseaux .
Est-ce qu'on peut envisager le printemps par ici ?

Pour l'été ,on avait  un café ... disparu .
Depuis ,la ville ressemblait à une maison sans angles pour y pousser un canapé.

En automne, la rentrée des classes mais mon école avait disparu aussi et j'avais posé mon cartable plus loin .

En hiver, on avait des hommes plus ou moins perdus dans les jardins de la mairie et qui ne cherchaient plus leur vie. Puis ,ils avaient disparu doucement.

Etrange ville qui ne cherchait plus rien au delà de ses rues étouffées .

Le maire allait-il se perdre aussi ?

Une envie de trop de bleu et d'or juste avant la tombée du jour ?

Je n'aimais pas cet homme :il avait effacé mon café, mon école et le nom de ses hommes sans domicile .

J'espérais vraiment qu'un coup de printemps allait souffler son château de cartes et son jeu truqué .

 

 

04/06/2013

Si on fait semblant de dormir ...

peut-être que ces gens-là qui font semblant de découvrir la campagne,la ferme et les animaux , nous laisseront tranquilles ?

Je ne saurai jamais comment se nommaient ces deux bébés cochons mais même pour la photo, ils n'avaient rien à faire au pied de la mairie de Levallois .
On avait installé pour l'occasion des canapés en paille parce que des bottes ou des meules ,c'est comme les pavés , ça incite au délire alors que, là, les petites familles du Village ,dégustaient sagement leur burger .C'est mieux que du saucisson ou du pâté ,chuchotaient les petits cochons .

Jardin-bonheur, jardin-bonheur,qu'ils disent ...
Le bonheur est dans le pré ,c'est Paul qui l'a dit !!!

levallois,mairie,famille,

30/03/2012

FUGUE EN MARS

C'est un printemps bizarre où les regards se tournent vers les hommes du pouvoir tandis que d'autres anonymes s'en sont allés9224_137815045052_691170052_2455960_7352460_n.jpg là où cela n'a plus d'importance.
Qu'y avait-il de commun entre ces trois hommes qui ne s'étaient jamais croisés ?
Dédé était né à Levallois et avait fini ses jours sans toit, sur un banc face à la mairie. Nous l'avions porté en terre ,le jour de la fête des femmes .
Pierre Gérald s'était éteint le 23 mars à l'âge de 105 ans et nous avions encore en mémoire sa silhouette et son visage rieur tandis qu'il disait des poèmes sans perdre un mot , sur la banquette rouge du café Théo.
Le troisième avait acheté un petit appartement à Levallois avant la naissance de son premier enfant , une fille qui devait ,trente ans plus tard , apporter des bouteilles de soupe chaude ,au coeur de l'hiver au premier homme et écouter,pensive,le second ,en priant pour que ces soirées,ces journées un peu hors du temps ne s'arrêtent jamais...

Ils avaient ,sans doute,en commun le temps d'une fugue en mars et des morceaux d'enfance autour du coeur comme un mouchoir tissé pour l'éternité.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu