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20/04/2008

le diable probablement ...

"Ce qui m'a poussé à faire ce film, c'est le gâchis qu'on a fait de tout. C'est cette civilisation de masse où bientôt l'individu n'existera plus. Cette agitation folle. Cette immense entreprise de démolition où nous périrons par où nous avons cru vivre. C'est aussi la stupéfiante indifférence des gens, sauf de certains jeunes actuels, plus lucides." Robert Bresson

ça tombe bien ,le film passe dans le cadre de la Quinzaine des Réalistaurs ( encore une conséquence de mai 68 ) vendredi prochain à 18 h au cinéma ACTION CHRISTINE et je gardais son titre depuis longtemps dans un coin de cervelle ...

c'est un cinéma pas facile mais qui a dit que la soupe aidait à grandir ?

aa889b425ea76e38a6f05baf2d3b8242.jpget de fil en aiguille, j'ai trouvé ça :

http://www.lediableprobablement.com/

comme quoi tous les trentenaires ne sont pas que des actionnaires de cette société :

" CE QU’IL EN EST DE NOUS

Le Diable probablement est une revue politique. Elle n’est affiliée à aucun parti. On ne saurait dire si son orientation est de gauche ou de droite, et là n’est pas le point. Ceux qui y participent ne sont pas, pour la plupart, « spécialistes » de politique, et pourtant la res publica les concerne au premier chef. Loin de collectionner les avis d’experts qui parleraient au nom de leur savoir, elle entend donner la parole à ceux qui promeuvent, au–delà de tout savoir, une responsabilité politique.
Responsabilité, nous le comprenons comme la réponse qu’un sujet apporte à un donné. Se faire responsable, c’est avoir l’idée que quoi qu’on fasse ou qu’on ne fasse pas, on prend position et on produit des effets. Autant dire que pour nous qui avons le privilège d’être nés sous les bannières de la démocratie, toute servitude à venir semblerait d’autant plus volontaire, que nous avons les moyens de ne pas nous y soumettre. Si donc les principes auxquels nous souscrivons sont menacés aujourd’hui, si demain ils devaient ne plus avoir cours, nous devrions en répondre. En effet, quand bien même la cité à laquelle nous prenons part nous serait imposée, si nous en souffrons, c’est à nous, c’est notre histoire, et nous y sommes même plus que si nous l’avions décidé.
Or, ce que nous saurons a posteriori de nos actes – s’ils sont manqués ou réussis  –, ce pourrait bien être un régime totalitaire qui un jour nous l’indique. Car au moment de tirer toutes les conséquences d’un acte, il est trop tard : nous n’y allons plus, nous y sommes. D’où l’urgence de conclure, ici, maintenant, tout de suite. C’est de la conscience de cette urgence que sont nées les lignes qui vont suivre. Ceux qui les signent, enfants des années Quatre–vingt, sont encore étudiants ou à peine sortis des universités et des écoles de la République. Chacun à sa façon laisse entrevoir une inquiétude majeure à laquelle il ne se résout pas. Chacun témoigne de son désir de faire de ce monde un lieu dont nous puissions dire « J’en suis ! »
Car nous en sommes, et à ce titre, nous en répondons comme de nous–mêmes. "

 

 A commander dans toutes les bonnes librairies ? 

 

 
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