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22/02/2009

EMMAUS FRANCE Communiqué de Presse

PERQUISITION A EMMAUS MARSEILLE POINTE ROUGE

Montreuil le 17 février 2009

L’interpellation le 16 février 2009 d’un sans-papier accueilli par la communauté de Marseille Pointe-Rouge s’est transformée  le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi,  sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs  aux fins de recenser la présence d’éventuels compagnons sans papiers. Dans le même cadre, un responsable de la communauté a été mis en garde à vue.

Emmaüs France proteste contre ce qui constitue une grave atteinte au principe de l’accueil inconditionnel qui pourtant avait été solennellement  rappelé par le Président de la République dans son discours devant le Conseil Economique et Social le 17 octobre 2007.

Depuis 60 ans, Emmaüs accueille des personnes en souffrance non pas par charité, mais par solidarité, pour que ces dernières par leur travail et la vie en communauté en devenant compagnon, puissent retrouver leur dignité. Ces personnes sont accueillies sans réserve ni contrôle .Elles viennent simplement chercher un toit et un lieu pour sortir de leur détresse. C’est la mise en application de la devise de notre fondateur : « toi, qui que tu sois, viens m’aider à en aider d’autre plus malheureux que toi ».

La criminalisation des centres d’accueil comme des communautés Emmaüs est inacceptable. Il s’agit de lieux où peuvent trouver refuge les personnes les plus démunies, quelle que soit la couleur de leur peau et leur situation administrative. Une telle perquisition est de nature à  fragiliser gravement ces populations démunies.

De même qu’il est intolérable de rechercher des personnes sans papiers dans des hôpitaux, à proximité des écoles ou des crèches ou dans les centres d’hébergement, de même il est inacceptable que les communautés Emmaüs soient l’objet de recherches de ces populations.

Rappelons que les rapports habituellement entretenus entre les communautés Emmaüs et les autorités de l’Etat se sont toujours situés sur le terrain du dialogue et du respect. C’est pourquoi nous sommes extrêmement surpris et choqués que ce genre d’opération ait pu avoir lieu.

S’attaquer aux communautés Emmaüs c’est s’attaquer aux plus pauvres d’entre nous et nous ne l’accepterons pas.


Contact presse
Teddy Roudaut / troudaut@emmaus-france.org / 01 41 58 25 32

21/01/2009

Communiqué de presse AFP

Conseil municipal agité à Levallois: deux lycéens au tribunal jeudi 
 
NANTERRE, 21 janvier 2009 (AFP) - Deux lycéens de 17 ans qui avaient 
passé près de 48 heures en garde à vue en novembre à Levallois-Perret 
(Hauts-de-Seine) après une intervention policière au conseil municipal 
où ils s'étaient rendus, comparaîtront jeudi matin au tribunal de 
Nanterre, notamment pour "rébellion". 
Du MoDem local à la LCR en passant par des syndicats (CGT, FSU, Sud) 
l'affaire avait suscité une vive émotion, les soutiens des deux 
lycéens dénonçant une "disproportion totale entre les faits, la 
réponse policière et les conséquences judiciaires". 
Le soir du 17 novembre, une vingtaine de militants d'une association 
locale pour le logement s'étaient rendus au conseil municipal de 
Levallois pour y interpeller le député-maire UMP Patrick Balkany. 
Jugeant que les débats étaient troublés, l'élu avait interrompu la 
séance et demandé l'évacuation de la salle par les forces de l'ordre. 
A la suite de l'intervention policière, 17 personnes avaient été 
interpellées, dont 15 relâchées rapidement. 
Mais les deux lycéens, après avoir vu leur garde à vue prolongée par 
le parquet de Nanterre, avaient été mis en examen pour "rébellion" 
(résistance violente) et l'un d'eux pour "violences sur personne 
dépositaire de l'autorité publique". 
Une policière municipale et un policier s'étaient vu délivrer 
respectivement deux et trois jours d'arrêt de travail pour de légères 
blessures. Les deux lycéens affirment pour leur part avoir "résisté 
sans violence" à leur interpellation. 
Pour le président de la section MoDem de Levallois, Thierry Godfroy, 
"les militants ne faisaient pas plus de chahut que les partisans de M. 
Balkany n'ont l'habitude d'en faire lorsqu'ils empêchent les opposants 
de s'exprimer au conseil municipal". 
La mère d'un des deux garçons, Chantal Anglade, espère que des témoins 
de la scène pourront être entendus au tribunal, en trouvant anormal 
que la "police mène l'enquête et (soit) aussi plaignante"Les comparutions auront lieu à partir de 09H00 devant le tribunal pour 
enfants, qui siège à huis clos. Un rassemblement de soutien est prévu 
à 08H30. . 

 
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