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24/05/2011

Parcours d'Ateliers Asnières sur Seine 2011

Dans le silence des portes refermées ,quand les visiteurs s'en étaient retournés chez eux ,on avait rangé les toiles et les outils, en se disant que tout cela était fort agréable , qu'on avait eu pour quelques heures l'impression d'être plus sensés à expliquer ce qui commençait à trouver une justification dans cette boucle de mots .
Il y avait de l'autre coté de la rue ,un café fermé pour cause de week-end qui ressemblait à un autre café disparu  .
D'une ville à l'autre , la poésie avait plus moins droit de cité comme la poussière des allées des parcs .
Le temps se perdait dans l'une au long des rues et cela n'avait pas d'importance ; on grandissait en rêvant de glycines ,voilà tout .
Dans l'autre , on perdait son fil rouge à moins de fermer les yeux très fort . On imaginait le ciel.
Une petite fille haïtienne ,assise sur le trottoir ,dessinait des cercles ,avec des sourires ,des yeux et des coeurs dedans pour qu'on ne l'oublie pas. 
On avait pris une photographie dont on découvrirait l'importance , plus tard sur un écran d'ordinateur ..toujours la poésie .
Hervé Prudon disait qu'il fallait tout faire pour ne pas déshonorer la poésie .
A la première exposition , il y avait une valise posée à terre ,remplie de livres et des pommes rouges sur les gradins noirs du Théâtre Espiègle d'Asnières .
Je ne savais pas ce que je peignais : des visages d'hommes et d'enfants pour avoir lu un roman infiniment tendre et perdu " Les hommes s'en vont " :je ne savais pas si je continuerais .
Peindre me semblait plus honnête qu'écrire .
Il y avait un énorme coffre-fort noir au bord de la scène  sur lequel on avait posé le portrait d'un banquier, comme séparé des autres. 
Puis , le théâtre avait été vendu .
Les saltimbanques et les enfants étaient partis vers leur vie .
Les mains s'inventent des racines pour s'en aller plus loin que les bras sagement replacés le long du corps .
Les mains dessinent des passerelles au dessus des jours et des voies ferrées.

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04/04/2008

Joyeux anniversaire, Daniel !

http://www.cerium.ca/
L’ancien leader étudiant Daniel Cohn-Bendit : « Oublions mai 68 ! »

Jean-Simon Gagné

Aujourd’hui député vert au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit estime que la société des années 60 est bien morte. « On oublie qu’en France, une femme mariée avait alors besoin de l’autorisation de son mari pour faire un chèque », rappelle-t-il.

À l’approche du 40e anniversaire de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit veut en finir avec les folles journées qui l’ont rendu célèbre. « Oublions Mai 68 », suggère l’ancien leader étudiant, devenu député au Parlement européen.

Quarante années ont passé depuis les barricades qui ont ébranlé le pouvoir français, en mai 68. Dany le rouge est devenu Dany le vert. À 62 ans, l’homme s’est apaisé. Le discours s’est assagi, même si le regard est demeuré espiègle. De nos jours, l’ancien trouble-fête ne terrorise plus les grands-mamans lorsqu’il apparaît à la télé. Ce serait plutôt le contraire. Désormais, il les fait accourir partout où il prend la parole.

De passage à l’Université de Montréal, lundi, à l’invitation du Centre d’études et de recherches internationales (CERIUM), Daniel Cohn-Bendit a juré qu’il ne voulait plus parler de Mai 68. C’est une déclaration du président français, Nicolas Sarkozy, appelant à « liquider » l’héritage « immoral » de Mai 68, qui l’aurait contraint à intervenir. « (Le) mari de Carla Bruni m’a fait revenir », lance-t-il, à la blague.

Voilà donc Daniel Cohn-Bendit reparti sur les chemins du monde pour défendre Mai 68. Hier, Varsovie. Aujourd’hui, Montréal. Demain, Washington, New York et Boston. « Non, je ne regrette rien, affirme-t-il. Ce fut un grand moment. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ce serait comme faire l’amour une seule fois dans sa vie. »

Avec le recul, Cohn-Bendit estime que la société des années 60 est bien morte. « On oublie qu’en France, une femme mariée avait alors besoin de l’autorisation de son mari pour faire un chèque. À l’époque, on ne s’offusquait pas que les enfants soient battus par les parents ou par les maîtres d’école. En Allemagne, par exemple, l’homosexualité était interdite. »

« Mai 68, c’est d’abord une révolte contre l’autoritarisme, résume-t-il. Pas seulement en France, mais aussi à travers le monde. En Pologne, les jeunes manifestaient contre la censure et pour le droit d’écouter du jazz, que le pouvoir considérait comme une musique ‘‘impérialiste’’. L’acquis de 68, c’est que toute personne a le droit à la liberté et à l’autonomie. C’est pour cela que Nicolas Sarkozy a tort sur toute la ligne, quand il en fait une affaire de moralité. »

Interdit d’interdire

« Nous avons gagné culturellement et socialement, proclame Cohn-Bendit. Mais nous avons perdu politiquement. Dieu soit loué ! Car politiquement, nous n’étions pas à la hauteur. Certains revendiquaient la liberté au nom de la révolution culturelle chinoise. D’autres, au nom de Cuba ou de l’Albanie. Faut le faire ! Alors, on peut reprendre l’essence de Mai 68, mais à condition de prendre conscience de nos erreurs. »

« Pour nous, l’homme était forcément bon, continue-t-il. (...) Mais vous n’êtes pas nécessairement bon pour toujours. Pas plus que vous êtes méchant à tout jamais. Et si vous êtes une victime, ça ne vous rend pas meilleur pour autant. C’est ça, la complexité de la dimension humaine. (De plus) la grande majorité des humains ne veulent pas faire continuellement de la politique. Ça, nous ne l’avions pas compris. »

L’ancien leader étudiant ajoute qu’il ne faut pas tenter de répondre aux problèmes d’aujourd’hui avec l’émotion et les slogans de l’époque. « À notre époque, le chômage était inexistant ! Il n’y avait pas de sida, pas de mondialisation, pas de changements climatiques. Il n’y a pas moins de révolte (chez les jeunes), aujourd’hui. C’est une révolte défensive, voilà tout. En France, pour les manifs contre le Contrat de première embauche (CPE), (en 2006) il y a eu 10 fois plus de manifestants que lors des événements de 68. »

« Alors, c’est la révolution ? » avait demandé Jean-Paul Sartre à Daniel Cohn-Bendit, au plus fort du mouvement, vers la mi-mai 1968. « C’est une révolte, pas une révolution. Nous ne voulons pas le pouvoir, nous voulons nous approprier nos vies », avait répondu Cohn-Bendit, au grand désespoir de l’écrivain, qui rêvait du grand soir révolutionnaire, comme en octobre 1917, en Russie. « Il ne comprenait pas que le pouvoir ne nous intéressait pas », se souvient Cohn-Bendit.

Quarante ans plus tard, il est vrai que le pouvoir ne laisse plus indifférent l’ancien anarchiste. D’ailleurs, il n’en a pas honte. Au fil des années, il a été l’adjoint du maire de Francfort, puis le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen. « Oublions Mai 68 et partons à la conquête d’un autre projet, celui d’une civilisation écologiste », résume-t-il.

Et il se défend bien d’appartenir à une génération qui répugne à céder sa place. « Une place, ça ne se laisse pas. Ça se prend, conclut-il. Autrement, ce serait du paternalisme. »

 

Un 22 mars , l'Insolence s'est faite homme ...et puis , on a le même prénom !

Hervé Prudon écrivait , il y a dix ans " il y a trop d'hommes politiques et pas assez de prophètes qui font la fête et leur défaîte , qui causent et qui écoutent , coûte que coûte .J'ai aimé Bendit comme une conne .Il sait toujours mieux que moi ;il est l'ainé , il a un rôle . J'ai toujours été pauvre entre les pauvres ; Nanterre est un cimetière d'idées , de prétentions artistiques .Il est toujours interdit d'interdire et soyez réalistes , demandez l'impossible .J'ai été réaliste et j'ai demandé l'impossible :ma vie est impossible"

Je demande l'impossible mais ...

 

 
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