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22/07/2008

23:53 aux empires épineux

1483315622.JPG1370135631.JPG1868655567.JPGEst-ce que vous vous rappelez cet été 2008 où la poésie s'était installée dans ce grand silence , ce renoncement  tacite et lourd ?

vous m'aviez envoyé par la Poste le numéro 533 d'un  petit journal où vous aviez écrit deux pages sur les surréalistes face à la barbarie qui avançait ...La beauté convulsive et la nuit qui vieillissait ... je souscrivais à tout ce qui pouvait être tenté , visionné ,somnambulé comme révolte, au carillon accroché à minuit au clocher du village ...au matin, les badauds se seraient brûlés les yeux à tenter de distinguer le personnage  insaisissable qui s'y balançait ...

cet été-là ,nous n'avons pas vieilli ;nous avons planté des graines sous les carreaux cassés du café ...et lancé des étoiles vierges vers les grands arbres ;puis , nous avons attendu comme des enfants en décembre , que fleurissent la fureur et le mystère .

Il suffit donc de chasser cette chienne de raison et d'écrire sans s'arrêter, sans tenir compte de la bousculade des idées. Plus n'est besoin de savoir ce qu'est un alexandrin ou une litote. Prenez une main, du papier, de l'encre et un porte-plume avec une plume neuve et installez-vous confortablement à votre table. Maintenant oubliez toutes vos préoccupations, oubliez que vous êtes marié, que votre enfant a la coqueluche, oubliez que vous êtes catholique, que vous êtes commerçant et que la faillite vous guette, oubliez que vous êtes sénateur, que vous êtes disciple d'Auguste Comte ou de Schopenhauer, oubliez l'antiquité, la littérature de tous les pays et de tous les temps. Vous ne voulez plus savoir ce qui est logique et ce qui ne l'est pas, vous ne voulez plus rien savoir que ce qu'on va vous dire. Ecrivez le plus vite possible pour ne rien perdre des confidences qui vous sont faites sur vous-même et surtout ne vous relisez pas. Vous remarquerez bientôt qu'au fur et à mesure que vous écrivez, les phrases viennent plus rapides, plus fortes, plus vivantes. Et si par hasard vous vous trouvez subitement arrêtés, n'hésitez pas, forcez la porte de l'inconscient et écrivez la première lettre de l'alphabet par exemple. La lettre A en vaut une autre. Le fil d'Ariane reviendra de lui-même.

Benjamin Péret "L'écriture automatique", texte destiné au journal brésilien Diario da Noite, non publié, été 1929.

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24/04/2008

demain et à venir ...

Le livre d'Annemarie Schwarzenbach " les quarante colonnes du souvenir " pour la beauté de l'écriture et la beauté de jeune femme fragile blessée de sa conscience des terreurs à venir en 1933

 

Le livre-disque de Florent Marchet et Arnaud Cathrine "  Frère Animal " je me souviens du concert de Florent Marchet au Zèbre de Belleville et des textes un peu déglingués qui se glissaient entre les chansons ...quelquechose de doux-acide inattendu et délicieux pas seulement à cause de sa chanson sur Levallois...Perret 

 

Le livre de Michel Godicheau " autre chose que des motherfuckers " 

 

Le livre d'Olivier Bonnet :
" Journaliste indépendant (carte de presse N°79839), diplômé en Droit et Sciences Politiques, formé en 1991 à "l’Evénement du Jeudi",  localisé dans les Bouches-du-Rhône , collabore à plusieurs publications nationales.
Son blog "Plume de presse" est classé par Wikio 4ème blog politique français en avril. Il a déjà eu l’honneur de référencements par Rézo.net, Wikipédia, la revue de presse de Yahoo, De source sûre, Rue89, Politis.fr et Politis papier, l’Obs.com, Libération.fr et Libération papier, Acrimed, Bellaciao, Arrêt sur images ou encore le site de la Télé Suisse Romande.
En termes d’audience, les statistiques de l’hébergeur CanalBlog indiquent un total, depuis le 14 février 2006, de 1 199 035 visiteurs (au 15 avril 2008)."

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Allez , cherchez vos lunettes !

19/03/2008

" autre chose que des motherfuckers "

" On voit ces temps-ci des momies nuisibles  nommées  Weber, Cohn-Bendit et Madelin qui se répandent chez les lessiviers de la télévision pour prouver qu’ils ont toujours fait partie du même monde : on les croit sur parole ! Ce livre est une tentative de transmission, on dirait au rugby une  passe sautée   aux dédicataires, ces 18-35 ans  qui  pourtant ne m’ont rien demandé J ( j’adore les smileys, c’est un autre de mes défauts).

 

Que transmettre ? L’indignation, la révolte de toutes les heures, que j’ai  souvent dû contenir au cours de ces quarante-trois années.  Surtout leur dire  qu’ils sont des prolétaires, qu’il y a par le monde des millions  de prolétaires et qu’il faut s’organiser pour  résister à la barbarie qui s’avance. La mort des idéologies  est une vaste connerie :  on essaie de nous refourguer  la philosophie de l’an mille parce qu’on   nous prépare l’an mille. On  détruit l’école et on envoie les hélicos militaires  à Villiers-le-Bel. J’avais envie de dire  qu’il y a une excellente raison  de combattre la sauvagerie : préserver  le droit de rêver. (09/02/08) "

 

Michel  GODICHEAU    est   agrégé d’économie et gestion, militant syndical,  et membre des comités de rédaction de « La Raison »  et « L’Idée Libre », revues de la Fédération Nationale de la Libre Pensée.

 

Un volume de 100 pages

Parution avril 2008

Editions de La Maraîchère

31, rue Marx-Dormoy

49800 Trélazé

Prix de vente public 8€

5€ en souscription.


 
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